« Non mais, c’est pas une étoile et les lois de la physique qui vont nous dire où doit aller notre bonne vieille terre, on est quand même assez intelligent pour décider tout seul. »
Voilà en gros le message que Nicolas Sarkozy a fait passer au CNRS durant les six derniers mois. Le gouvernement a commandité une étude sur les façons de résoudre les problématiques de société en utilisant nos connaissances scientifiques et en particulier l’astrophysique.
Deux groupes de travail se sont rapidement formés pour chercher dans deux directions :
1. Combattre le réchauffement climatique en éloignant la terre du soleil ;
2. Augmenter la durée du jour pour pouvoir travailler plus et donc gagner plus.
Le premier groupe de travail ne partait pas dans l’inconnu puisqu’il marchait dans les traces du « World Jump Day ». Cet événement devait permettre la modification de l’orbite terrestre en organisant le saut simultané de 600 millions de personnes de l’hémisphère occidental. Cette tentative fut un échec mais a ouvert la voie. En effet pour démontrer la vacuité du « World Jump Day », les chercheurs du CNRS ont du expertiser le problème et en ont déduit que pour modifier de façon permanente l’orbite de la terre, il faudrait éjecter à grande vitesse une masse équivalente à celle de la terre depuis la surface terrestre vers le soleil. Le projet échafaudé consisterait donc à remorquer la planète Vénus jusqu’à l’océan pacifique et à construire une grosse catapulte sous-marine qui pourrait alors éjecter la planète dans l’espace et par réaction exercer une poussée sur la terre suffisante pour dévier sa trajectoire orbitale. On pourrait alors continuer à polluer comme des gros sales sans se soucier du réchauffement climatique.
Le deuxième groupe de travail s’est attelé à une tache plus ardue parce que jamais envisagée auparavant. Il s’agissait de trouver des solutions pour ralentir la rotation propre de la terre et ainsi augmenter la durée du jour.
Il ressort plusieurs propositions des études menées :
Ø Modifier la répartition des masses sur terre : malheureusement, il est difficile de savoir quelle est la répartition optimale, le groupe de travail propose donc de fonctionner de façon empirique en réunissant un groupe test d’environ un million d’obèses que l’on promènerait sur la surface de la terre. En mesurant la durée de rotation de la terre en fonction de l’altitude du groupe test, on pourrait déduire une démarche permettant de ralentir la rotation terrestre. Certains scientifiques du groupe de travail ont mené une réflexion parallèle en observant la vitesse de rotation propre des patineurs artistiques et en reliant cette vitesse au moment d’inertie de rotation, ils en ont déduit qu’une bonne façon de réduire la vitesse de rotation de la terre serait de déplacer l’Afrique pour l’installer en équilibre sur le sommet de l’Everest.
Le groupe de travail a également étudié un élément déterminant pour la vitesse de rotation de la terre : les forces de marée. Ces forces sont dues aux mouvements de l’eau des océans sous l’influence combinée des gravités du soleil et de la lune. Le groupe de travail a retenu trois propositions pour modifier les forces de marée dans le bon sens :
Ø Augmenter la masse de la Lune en mettant une fois encore, le groupe d’obèses à contribution ;
Ø Diminuer la distance terre-lune avec un bon gros câble de remorquage ;
Ø Augmenter la quantité d’eau dans les océans en faisant fondre les glaciers ou avec d’immenses tuyaux d’arrosage ;
Ø Augmenter le coefficient de frottement entre les océans et la croûte terrestre en tapissant les fonds marins de bandes de velcro.
Au-delà des résultats visés par ces projets, leur mise en œuvre fournirait au pays un objectif commun suffisamment ambitieux pour resserrer les liens entre tous les Français et créerait également de nombreux emplois. Fraternité, plein emploi, des journées de 28h, la fin du refroidissement climatique, le XXIe siècle promet d’être formidable.
« Nous comprenons la Nature en lui résistant. » - Gaston Bachelard dans La Formation de l'esprit scientifique